laboratoire Biogéosciences - Benjamin Pierrat

Benjamin Pierrat

Doctorant 1re année en Sciences de la Terre

Allocation de recherche ministérielle

Moniteur 1re année (Niveau Licence)

Rattaché à l'équipe FED (Forme, Evolution et Diversité)

Laboratoire Biogéosciences (UMR /CNRS 5561)

Université de Bourgogne

6 bd Gabriel, 21000 DIJON

Bureau : +33(0)3.80.39.63.64

Fax : +33(0)3.80.39.63.87

Email : This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it.


Sujet de thèse

En Antarctique, les effets du changement climatique sont perceptibles et peuvent conduire à des modifications drastiques des conditions environnementales. Concernant les faunes benthiques, l’action mécanique du vêlage d’icebergs sur les fonds marins et l’effet de la réduction de salinité des eaux de surface, liée à la fonte glaciaire, sur les producteurs primaires de l’océan peuvent jouer un rôle déterminant.

Face à ces bouleversements, deux solutions s’offrent aux organismes marins : la migration vers des zones australes plus froides ou l’acclimatation (qui présuppose une certaine flexibilité adaptative des organismes). Dans ce contexte, l’Antarctique et l’Océan Austral représentent un cas d’étude privilégié, associant à la fois des phénomènes de migration (faunes tempérées froides), de possible acclimatation locale et de compétitions nouvelles entre espèces. Ainsi, de nombreuses études démontrent que les faunes Antarctiques et sub-Antarctiques sont affectées par le réchauffement global et que certaines espèces montrent déjà de nouvelles distributions géographiques.

L’Antarctique est un « hot spot » pour la biodiversité des oursins avec une grande diversité morphologique. Les Cidaroida, l’un des ordres les plus répandus, présentent sur leurs piquants de nombreuses espèces d’invertébrés marins ectosymbiotiques (plus de 50 espèces ectosymbiotiques connues). Ce sont des espèces clés pour la biodiversité benthique, dans la mesure où les symbioses contribuent à accroître la biodiversité locale.

L’objectif de ce travail est de préciser le rôle écologique des faunes d’échinides antarctiques et leur capacité à réagir aux changements environnementaux à venir. Cette problématique implique (1) d’établir des hypothèses de distribution générales déduites de la situation actuelle et (2) de bâtir un modèle de distribution biogéographique permettant d’appréhender l’impact plausible des changements climatiques sur les faunes d’échinides antarctiques. L’utilisation d’un système d’information géographique (SIG) permet de combiner des données géoréférencées avec des données biologiques et écologiques propres aux espèces étudiées afin d’établir une cartographie intégrée des habitats occupés.

Mots clefs : Oursin, Antarctique, Biodiversité, Réchauffement climatique, SIG (Système d'information géographique)


Cursus

  • 2006-2008 - Master Géobiosphère (Université de Bourgogne) - Structure et diversité des communautés marines benthiques du Lutétien du Bassin de Paris (Mention AB)