séminaire du pôle évolution du vivant - vendredi 14 décembre

Sucre contre azote: échanges commerciaux au sein de la symbiose mycorhizienne

Daniel Wipf, UMR Plante Microbe Environnement (INRA - Dijon)

Vendredi 14 décembre 2007 à 11h, amphi Billet, bâtiment Gabriel

 

Contrairement à la plupart des organismes, les plantes sont contraintes à la sédentarité de par leur enracinement. Pour pallier à d’éventuels problèmes nutritifs, elles ont développé, il y a plusieurs millions d’années, une stratégie leur permettant, entre autre, d’accroître leur accès aux ressources du sol : la symbiose mycorhizienne. Les principaux avantages de cette association pour les deux partenaires sont d’ordre trophique, le champignon transfère des composés azotés et phosphatés à la plante qui, en retour lui fournit des composés carbonés. Le transport des nutriments de la solution du sol aux racines de la plante est la résultante de trois composantes, l’une située à l’interface sol-champignon et les deux autres localisées à l’interface champignon-plante qui régulent également le transfert dans le sens plante-champignon. Pour mieux comprendre les interactions et donc les échanges entre les deux partenaires il est important d’étudier les variations de la localisation et l’activité des transporteurs membranaires au cours des interactions symbiotiques. L´utilisation de  la symbiose modèle entre le pin maritime et Hebeloma cylindrosporum et d´une symbiose plus originale entre le champignon Geosiphon pyrimiformis (Glomeromycètes) et nostoc punctiforme a permis de cloner différents gènes codant des transporteurs d´acides aminés, de peptides, d´hexoses, etc., par complémentation fonctionnelle de mutants de levures. La caractérisation biochimique de ces transporteurs ainsi que l´étude de l´expression des gènes lorsque le champignon ou la plante sont cultivés sous différentes conditions nutritionnelles et au sein de la mycorhize, seront présentés.