thèse de Cédric Lippens

Coûts et bénéfices de l’inflammation dans les relations hôte-parasite

financement : bourse MENRT

directeur de thèse : DR-CNRS Gabriele SORCI

début de thèse : octobre 2013

 

Résumé

Les relations hôte-parasite sont complexes et soumettent les deux protagonistes à un ensemble de compromis aussi bien plastiques qu’évolutifs. D'un côté, bien que l’immunité soit indispensable pour la lutte contre les parasites, elle peut aussi causer de nombreux dégâts à l’hôte lors de la réponse et mener à des maladies inflammatoires. De l’autre côté, les parasites, bien que dotés de mécanismes d'évasion, vont être affectés par l'environnement inflammatoire de l'hôte. Cela pose la question des coûts et bénéfices que l'interaction entre ces deux protagonistes va avoir sur chacun d'eux lors de l'apparition de troubles inflammatoires chez l'hôte. Grâce à différentes approches expérimentales et bibliographiques, j’ai pu montrer que l’immunopathologie est un trait qui perdure vraisemblablement grâce aux bénéfices de la réponse immunitaire dans la lutte contre les parasites. Par ailleurs, j’ai pu mettre en évidence qu’une inflammation altérait positivement les traits d’histoire de vie du parasite Heligmosomoides polygyrus, aussi bien de façon plastique qu’après sélection expérimentale. Cependant, le parasite investit davantage dans l’immunomodulation et le camouflage lorsqu'il est confronté à cet environnement, laissant planer la question du coût de cette inflammation à long terme et sur plusieurs générations.

 

Mots clé

plasticité, sélection, compromis, traits d’histoire de vie, inflammation, immunomodulation, Heligmosomoides polygyrus, Plasmodium yoelii, Mus musculus domesticus

 

Comité de suivi de thèse

Pierre-Yves Henry, maitre de conférences – UMR7179 CNRS-MNHN

Aurélie Tasiemski, maitre de conférences HDR – UMR CNRS 8198, université de Lille

Fréderic Thomas, directeur de recherche – UMR (IRD/CNRS/UM) 5290, CREEC