thèse de Paul-Yannick Bitome Essono

Thumbnail imageIdentification, écologie et utilisation des diptères hématophages (glossines, stomoxes et tabanides) comme moyen d’échantillonnage non invasif de la faune sauvage dans quatre parcs du Gabon

Financement : Agence universitaire de la francophonie (AUF), BQR de la région Bourgogne, Institut français du Gabon, service de coopération et d'activités culturelles de l'ambassade de France au Gabon (SCAC) et Centre international de recherches médicales de Franceville (CIRMF-Gabon)

Début de thèse : juillet 2012

Directeur : François Bretagnolle

 

Résumé

Avec la mise en place des politiques de conservation de la biodiversité, le développement de l’écotourisme, l'extension de l'urbanisation vers les zones rurales et l'accroissement des populations humaines riveraines des parcs naturels, le contact homme-faune a considérablement augmenté. L’une des conséquences de cette proximité homme-faune pourrait être la transmission de maladies vectorielles d’origine zoonotique. La trypanosomiase humaine africaine (THA), communément appelée maladie du sommeil, par exemple, est une zoonose avec de nombreux foyers en Afrique sub-saharienne dont au Gabon. L’agent causatif est un trypanosome (Trypanosoma brucei gambiense) pouvant être hébergé par les bovidae sauvages ou les animaux domestiques comme le porc. Thumbnail imageLeur transmission est assurée par les mouches hématophages (glossines, stomoxes et tabanides). Avec l’arrivée et le développement des activités de chercheurs et d’écotourisme dans les parcs du Gabon, nous avons voulu caractériser ces trois groupes de mouches hématophages, en identifiant les espèces et les facteurs écologiques et climatiques qui régulent leur abondance.

Par ailleurs, le nombre de maladies émergentes et ré émergentes humaines, leur virulence et leur vitesse de propagation ont connu une croissance alarmante ces dernières décennies. Cependant, 70 % d’entre elles proviennent d’animaux sauvages (VIH, Ebola, virus Nipah, H5N1, Arbovirus) et près de 75 % circulent via le sang. Nous avons donc tenté d’utiliser les repas sanguins des mouches hématophages (glossines, stomoxes et tabanides) pour essayer de détecter, de façon non invasive, d’éventuels agents infectieux pouvant circuler dans la faune sauvage des parcs prospectés.

 

Jury

Philippe Solano, IRD-Cirad – rapporteur
Serge Morand, université Montpellier 2 – rapporteur
Loic Bollache, université de Bourgogne – examinateur
Marie-Jeanne Perrot-Minnot, université de Bourgogne – examinateur
Christophe Paupy, IRD Montpellier – examinateur
Gérard Duvallet, université Montpellier 3 – examinateur
François Bretagnolle, université de Bourgogne – directeur de thèse