thèse de Jessica Saïag

Thumbnail imageCaractérisation des hétérogénéités sédimentaires et pétrophysiques d’un réservoir carbonaté microporeux : le cas de la craie (Crétacé supérieur, Bassin de Paris)

Contrat doctoral ministériel avec financement BRGM et Total

Directeur de thèse : Pierre-Yves Collin – (Biogéosciences) ; co-directeur : J-P. Sizun (UMR6249 Chrono-envrionnement)
Encadrants : É. Lasseur – BRGM, B. Caline – Total

Début de thèse : octobre 2013

Résumé
Les réservoirs contenus dans les formations sédimentaires carbonatées présentent généralement de fortes hétérogénéités pétrophysiques difficilement prédictibles. Ces hétérogénéités représentent l'état final du réservoir et sont le résultat de différents mécanismes chimiques et/ou physiques à différentes échelles de temps et d'espace. La craie est le sédiment le plus représentatif des dépôts carbonatés du Crétacé supérieur dans le bassin anglo-parisien. La craie est classiquement décrite comme une accumulation de tests d’algues carbonatées sédimentés par décantation au sein d’un milieu pélagique affecté par des courants de turbidité localisés. Plus récemment, différents auteurs ont montré la grande variabilité des faciès dans la craie, associés notamment à des géométries à grande longueur d’onde (pluri-décamétrique à pluri-hectométrique). La craie est un réservoir microporeux avec des valeurs de porosité allant jusqu'à 45 % associées à des faibles valeurs de perméabilité de l'ordre de quelques mD. L'objectif de cette thèse est de parvenir à définir quel(s) est(sont) le(s) lien(s) qui existe(nt) entre les propriétés pétrophysiques de ces ensembles réservoirs et leur caractéristiques sédimento-diagénétiques, dans le but d’une meilleure connaissance du réservoir de la craie et ainsi d’en optimiser sa modélisation et son exploitation. Pour cela, une étude sédimentologique (affleurements et forages carottés), pétrographique (microfacies, nanostructure) et des acquisitions pétrophysiques en laboratoire (porosité, perméabilité, propagation des ondes P, porosimétrie mercure, conductivité électrique) sont réalisées.

 

Jury

Yves Géraud, université de Lorraine – rapporteur
François Fournier, université d’Aix-Marseille – rapporteur
Emmanuelle Vennin, université de Bourgogne – examinatrice
Rudy Swennen, université de Leuven, Belgique – examinateur
Bruno Caline, Total, Pau – invité
Éric Lasseur, BGRM, Orléans – invité
Pierre-Yves Collin, université de Bourgogne – directeur de thèse
Jean-Pierre Sizun, université de Franche-Comté – co-encadrant de thèse