séminaire du pôle évolution du vivant - vendredi 29 janvier

paramécieÉvolution expérimentale de résistance comportementale

Olivier Kaltz, équipe écologie et évolution des communautés, ISEM, Montpellier

vendredi 29 janvier 2010, amphi Monge

L'évitement des parasites est une première ligne de défense. Souvent, le taux de contact avec les parasites est réduit par changement comportemental. Si le comportement est essentiel (alimentation, sexe, etc.), un changement peut imposer un compromis entre résistance et réduction de croissance ou reproduction. Donc, idéalement, une résistance comportementale serait inductible plutôt que constitutive. Nous étudions différents aspects de la résistance comportementale dans des populations expérimentales du protozoaire Paramecium caudatum et du parasite Holospora undulata. Ce parasite bactérien est transmis lors de l'ingestion des formes infectieuses avec des particules de nourriture. Dans des expériences à court terme, nous avons exploré les effets de la densité des parasites et des hôtes sur le taux de contact avec le parasite et la probabilité d'infection (multiple). Dans une expérience à long terme, nous avons testé si une résistance comportementale (inductible) avait évolué après 200-300 générations de coévolution avec le parasite, et si une telle résistance est coûteuse.