thèse de Margot Bernardi

L’audition chez les primates : entre forme, fonction, écologie et comportement

Financement : contrat doctoral Paris sciences et lettres

Directeur de thèse : Sophie Montuire ; co-encadrant : Sébastien Couette

Début : octobre 2015

 

Résumé

La morphologie de la base du crâne, et en particulier celle de l’oreille, a fait l’objet de nombreuses études, très souvent menées dans une optique phylogénétique. Depuis l’essor des nouvelles techniques d’acquisition telles que la micro-tomographie (µCT), de nouvelles données morphologiques sont disponibles. Ainsi, l’intérêt pour la morphologie de l’oreille interne et moyenne, jusqu’ici inaccessible, est grandissant pour de nombreux groupes de mammifères.  L’oreille est le siège de l’audition et de l’équilibre mais la plupart des études menées sur les mammifères se sont focalisées sur la seconde de ces fonctions. L’audition est une des fonctions centrales dans la survie et la reproduction des mammifères. La sensibilité auditive est variable entre les différentes espèces de primates, laissant supposer une action adaptative de la sélection naturelle sur cette fonction liée aux paramètres socio-écologiques. L’ordre des primates est le troisième ordre le plus diversifié (en nombre d’espèces) des mammifères, mais c’est aussi celui dont les traits d’histoire de vie, les modes de vie, les comportements et les interactions sociales sont les plus divers.

L’objectif de ce projet est de quantifier et de comprendre les variations morphologiques du système auditif chez le groupe des primates. Il sera abordé selon quatre angles principaux :
- maturation de la morphologie de l’oreille au cours de la croissance,
- morphologie de l’oreille et vocalisations,
- morphologie de l’oreille et caractéristiques socio-écologiques,
- morphologie de l’oreille et hypothèses paléo-écologiques et paléo-environnementales chez les espèces fossiles.

 

Mots-clés

primate, oreille, morphologie, audition, vocalisations, paléo-écologie