thèse de Morgane Oudot

Biominéralisation chez les céphalopodes (Mollusca) : processus moléculaire et évolution.

financement : école doctorale ES

encadrants : Frédéric Marin et Pascal Neige

début de thèse : 1er octobre 2017

 

Résumé

Les céphalopodes constituent une classe majeure de mollusques dont une partie seulement des représentants actuels possède une coquille minéralisée, interne ou externe. L’histoire macroévolutive du groupe, depuis les formes très conservées (nautile) jusqu’aux formes les plus dérivées (seiches), indique une tendance générale à la réduction de la coquille – voire sa disparition complète – et à son internalisation. Bien que les liens de parentés entre formes minéralisantes actuelles soient assez bien établis, en revanche, les mécanismes moléculaires de formation des coquilles restent très mal connus. On ne sait par exemple si les formes les plus dérivées de céphalopodes utilisent la même ‘boîte à outils moléculaire’ que les formes basales, pour élaborer leur coquille. Pour répondre à cette question, ce projet propose d’explorer la biominéralisation coquillière des céphalopodes actuels (nautile, argonaute, seiche, spirule) en utilisant une approche biochimique et protéomique réalisée à partir de la matrice minéralisante coquillière. En parallèle, un travail structural, basé sur les techniques physiques d’analyse des matériaux disponibles sur le campus dijonnais (observations MEB, spectroscopies infra-rouge et Raman, analyse EBSD), sera effectué, dans un contexte fort de prise en compte de la phylogénie. La viabilité du projet repose sur les expertises combinées des deux porteurs, en ce qui concerne l’évolution des céphalopodes et l’analyse intégrée des patrons évolutifs (P. Neige), et la biominéralisation carbonatée et la caractérisation moléculaire des matrices calcifiantes (F. Marin).

 

Mots clés

biominéralisation, céphalopodes, évolution

Membres du comité

Antionio Checa (Université de Grenade) et Isabelle Rouget (Université Pierre et Marie Curie, Paris 6)