thèse de Coraline Bichet

moineau_vÉcologie évolutive de la malaria aviaire : effets des caractéristiques de l'hôte et de l'environnement

Allocation de recherche ministérielle

Directeur : Gabriele Sorci

Début de thèse : octobre 2009

Soutenue le 18 décembre 2012

 

La version pdf de la thèse est consultable [ ici ].

 

Résumé

L’étude des interactions hôtes-parasites est devenue un thème de recherche incontournable pour les sciences de l’évolution. Cette coévolution complexe dépend de nombreux compromis évolutifs et peut être grandement influencée par les facteurs environnementaux. Nous nous proposons ici d’étudier les interactions hôtes-parasites à plusieurs échelles, à travers des approches expérimentales et des études en populations naturelles, en étudiant les parasites de la malaria aviaire. Dans un premier temps, nous nous sommes intéressés à l’influence des caractéristiques de l’hôte et notamment au système immunitaire. Le système immunitaire est bénéfique pour l’hôte dans sa lutte contre le parasite, mais peut également engendrer des coûts immunopathologiques. Des traits d’histoire de vie, comme l’âge ou le statut social peuvent modifier la parasitémie au sein des hôtes, sans toutefois avoir d’effet sur la prévalence. Dans un second temps, l’effet de certains facteurs environnementaux a été évalué au sein des interactions hôtes-parasites. La température et la contamination en métaux lourds ont un effet sur la prévalence dans les populations, mais n’affectent pas la parasitémie. Au cours de cette thèse, nous avons également montré l’influence directe des parasites sanguins sur la structure génétique des populations hôtes, notamment au niveau des gènes du CMH.

 

Mots-clés

malaria aviaire, canari domestique, moineau domestique, complexe majeur d’histocompatibilité, système immunitaire, traits d’histoire de vie, environnement, choix de partenaire.

 

Composition du jury

Camille Bonneaud, University of Exeter, Corwall – examinateur
Carine Brouat, CBGP, Montpellier – examinateur
Bruno Faivre, université de Bourgogne, Dijon – examinateur
Julien Gasparini, université Pierre et Marie Curie, Paris – rapporteur
Serge Morand, ISEM, Montpellier, – rapporteur
Gabriele Sorci, laboratoire Biogéociences, Dijon – directeur de thèse