thèse d'Aurélien Royer

Étude paléoenvironnementale et paléoclimatique du Pléistocène supérieur du sud-ouest de la France, à partir d’analyses comparées d’associations fauniques et de biogéochimies effectuées sur les micromammifères

Discussion à partir des sites principalement des Pradelles (Charente), et complémentairement de Bois Roche (Charente) et du Taillis-des-Coteaux (Vienne)

Directeurs : Sophie Montuire (laboratoire Biogéosciences) et Christophe Lécuyer (Laboratoire de géologie de Lyon, terre, planètes et environnements)

Début de thèse : 2010

Soutenue le 11 avril 2013

 

Résumé

Les restes fossiles de petits mammifères sont abondants dans de nombreux sites du Pléistocène et constituent de rares archives continentales susceptibles de fournir des variables quantitatives du climat à l’échelle locale comme la température de l’air, ses variations saisonnières, ou encore les quantités de précipitation. Au cours de ce travail de thèse, j’ai combiné l’analyse des assemblages fossiles de petits mammifères à celle des compositions isotopiques de l’oxygène de l’émail dentaire. La détermination et l’interprétation des fractionnements isotopiques de l’oxygène chez les rongeurs actuels a permis de comprendre la signification des compositions isotopiques de l’oxygène de l’émail dentaire de plusieurs espèces de rongeurs. Des paramètres physiologiques et écologiques permettent d’expliquer un enregistrement des températures moyennes des mois les plus chauds. Cette nouvelle interprétation remet en cause l’hypothèse classique d’un enregistrement des températures moyennes annuelles de l’air qui n’est seulement valide que pour les compositions isotopiques de l’oxygène de certains grands mammifères. Concernant les communautés de rongeurs, l’analyse de listes fauniques de plusieurs sites localisés dans le Sud-Ouest de la France a démontré que les événements climatiques rapides (ex : Heinrich) ont des impacts au niveau des distributions des faunes tandis que la succession des différents événements lors de la transition du Pléistocène-Holocène a abouti à l’installation de nouvelles communautés de rongeurs.

 

Mot-clés

rongeur, compositions isotopiques de l’oxygène, phosphate, géochimie, référentiel actuel, archive climatique continentale, Pléistocène supérieur, Les Pradelles, Bois Roche, Le Taillis-des-Coteaux, Sud-Ouest de la France, Charente

 

Commission d’examen

Jean-Philip Brugal, Directeur de recherches au CNRS – rapporteur
Gloria Cuenca-Bescós, Professeur à l’Université de Saragosse, Espagne – examinateur
Valérie Daux, Maître de conférences à l’Université de Versailles – rapporteur
Dominique Genty, Directeur de recherches au CNRS – examinateur
Christophe Lécuyer, Professeur à l’Université Claude Bernard Lyon 1 – codirecteur
Bruno Maureille, Directeur de recherches au CNRS – examinateur
Sophie Montuire, Directeur d’études EPHE – codirecteur
Maria Sánchez-Goñi, Directeur d’études EPHE – examinateur