article de Chloé Laubu publié dans les Proceedings de Londres

article de Chloé Laubu publié dans les Proceedings de Londres

Peine de coeur dans l’aquarium : le chagrin d’amour rend les poissons pessimistes

« Un seul être vous manque et tout est dépeuplé. » Quand celui ou celle que vous aimez est loin de vous, tout parait terne, vous ne voyez plus le monde à travers les lunettes roses de l’amour. Il est possible qu’un tel attachement émotionnel existe aussi chez les animaux. Le cichlidé zébré Amatitlania siquia est un petit poisson monogame qui forme des couples stables dans le temps et se caractérise par l’étroite coordination entre les parents lors de la construction du nid et les soins parentaux. C’était donc un parfait candidat pour tester l’idée qu’il n’y a pas que chez l’humain que les états émotionnels sont affectés par l’absence du partenaire. Des biologistes du comportement de l’université de Bourgogne à Dijon sont parvenus à quantifier objectivement l’impact émotionnel de la séparation d’avec le partenaire : quand celui-ci était retiré de l’aquarium, l’individu restant devenait pessimiste. Cette étude est la première démonstration chez l’animal d’un attachement émotionnel à son partenaire. Elle interroge aussi sur la fonction adaptative d’un tel attachement.

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Référence :
Laubu C, Louâpre P, Dechaume-Moncharmont F-X. 2019. Pair-bonding influences affective state in a monogamous fish species. Proceedings of the Royal Society B: Biological Sciences 20190760