séminaire du pôle évolution du vivant - vendredi 20 février

Dynamique et évolution des métapopulations chez les plantes : l’exemple de Crepis sancta (Asteraceae) en milieu urbain

Antoine Dornier, UMR INRA-uB biologie et gestion des adventices

vendredi 20 février 2009 à 11 heures, amphi Mariotte

L’hétérogénéité du milieu conduit à une structuration spatiale des populations à une certaine échelle spatio-temporelle. Ces populations discrètes sont transitoires et expérimentent des extinctions qui sont contrebalancées par des colonisations de zones favorables inoccupées. Cette dynamique en métapopulation possède des répercutions à la fois écologiques sur la viabilité d’une espèce au sein d’un paysage et évolutives en créant des pressions de sélection différentes en comparaison à une grande population, notamment par une structuration des populations en fonction de leurs densité.

Les petites populations transitoires de Crepis sancta en milieu urbain ont été étudiées afin de déterminer la dynamique régionale de cette espèce au sein de cet habitat fragmenté. Une approche en métapopulation couplée à une analyse génétique plus fine a permis de déterminer comment les populations de C. sancta se maintenaient en milieu urbain. Cette étude montre que l’approche en métapopulation est valide dans une situation où l’habitat favorable est discret et a permis d’évaluer les effets de la dispersion locale très limitée et l’immigration. Finalement, les problèmes liés à la présence d’une banque de graines dans l’étude de la dynamique régionale chez les espèces végétales sont discutés.
L’évolution des systèmes de reproduction a été évaluée dans un contexte de métapopulation.
Une approche théorique a montré comment l’autofécondation évoluait dans une situation où les événements de colonisation et la structuration en petites populations de densité différentes étaient pris en compte.