thèse de Caroline Zanchi

Écologie évolutive du transfert trans-générationnel d'immunité chez un insecte

Financement : ANR trans-immunity

Directeurs : Yannick Moret et Jérôme Moreau

Début de thèse : octobre 2009

Soutenue le 17 décembre 2012

 

Le tapuscrit de thèse est téléchargeable [ ici ].

 

Résumé

Le transfert trans-générationnel d’immunité (TTGI) est défini comme étant une élévation de l’immunocompétence de la descendance suite à la rencontre des femelles avec un organisme pathogène. Le TTGI est un phénomène bien connu chez les vertébrés, chez lesquels il se réalise par le transfert d’anticorps de la mère au jeune. Il n’a été décrit que récemment chez les invertébrés, chez lesquels le support de sa transmission est encore inconnu. Le TTGI apporte un bénéfice aux descendants lorsqu’ils rencontrent l’infection vécue par la mère, dans quel cas l’élévation de leur immunocompétence a un effet protecteur. Cependant, au-delà de ce bénéfice, plusieurs indices suggèrent que le TTGI est un phénomène coûteux pour les organismes. L’évolution du TTGI ne sera permise chez une espèce que lorsque les bénéfices qu’il représente en termes de protection des descendants surpasseront les coûts qu’il représente pour eux en termes de fitness. Ainsi, l’étude de ses coûts et de ses bénéfices nous renseigne sur les pressions de sélection qui ont conduit à son évolution chez les invertébrés. Au cours de cette thèse, j’ai associé l’expression du TTGI chez un insecte avec un certain nombre de coûts, tant pour les femelles qui le réalisent que pour les descendants qui l’expriment. Pour ce faire, j’ai utilisé comme organisme modèle le ver de farine, Tenebrio molitor.

 

Composition du jury

Benjamin Gourbal, université de Perpignan – examinateur

Yanis Michalakis, CNRS, université de Montpellier II – rapporteur

Jérôme Moreau, université de Bourgogne – co-directeur

Yannick Moret, CNRS, université de Bourgogne – directeur

Thierry Rigaud, CNRS, université de Bourgogne – examinateur

Paul Schmid-Hempel, ETH Zürich – rapporteur